
Améliorer ses accompagnements ne se joue pas dans l’intuition. C’est dans la rigueur de votre observation, la qualité de vos décisions et la capacité à ajuster ce qui ne fonctionne pas que vous faites la différence.
Les meilleurs coachs business ne se contentent pas de “ressentir” l’évolution d’un client.
Ils savent la mesurer, la documenter, l’objectiver avec les bons outils. C’est ce qui vous permet de piloter avec finesse, de progresser dans votre posture… et de mieux vendre.
Voyons maintenant quelles données suivre, pourquoi et comment les intégrer dans votre pratique quotidienne.
1. Les données financières : base du pilotage
a) Chiffre d’affaires mensuel
Le suivi du CA est votre boussole.
Pas pour flatter l’ego. Mais pour voir :
- la stabilité de l’activité,
- la saisonnalité éventuelle,
- la conséquence directe de vos actions commerciales.
Un CA à 0 en janvier ne dit rien seul. Mais s’il fait suite à deux mois de contenu intensif, il interroge.
Votre rôle : mettre en regard les actions menées et les résultats produits.
b) Objectif de ventes
Un bon objectif n’est ni une prière ni un plafond.
C’est un repère clair qui permet :
- de piloter l’effort à fournir,
- de visualiser une trajectoire,
- de corriger ce qui n’avance pas.
Exemple : “Signer 3 nouveaux clients sur l’offre à 2500€ d’ici fin mars.”
c) Trésorerie et prévisionnel
C’est souvent le point aveugle chez les indépendants.
Posez toujours avec votre client :
- le solde de trésorerie actuel,
- les charges à venir,
- les échéances,
- les besoins pour sécuriser les prochains mois.
La trésorerie est une donnée émotionnelle autant que comptable.
Un client qui voit flou sur sa trésorerie est rarement en capacité de prendre des décisions stratégiques.
2. Les données d’activité : commercial & contenu
a) Suivi commercial
Les coachs business oublient parfois qu’ils doivent suivre leurs chiffres comme une vraie équipe de vente.
Les bons indicateurs :
- Nombre de personnes contactées ce mois-ci
- Nombre de prises de rendez-vous
- Nombre de devis envoyés
- Taux de transformation
- Délai moyen entre 1er contact et signature
Chaque coaché devrait avoir un mini CRM, même artisanal.
Votre rôle : l’aider à structurer un système d’entrée-sortie pour ne pas piloter “au feeling”.
b) Suivi des contenus
Si votre client crée du contenu (posts LinkedIn, podcast, newsletter…), alors :
- quel engagement ?
- quelles retombées commerciales directes ou indirectes ?
Vous n’êtes pas forcément spécialiste en création de contenu.
Mais vous pouvez l’aider à analyser ce qui convertit, à identifier les formats qui performent, à resserrer sa stratégie autour de ce qui fonctionne vraiment.
Ces données sont au service des données financières vues plus haut.
Elles expliquent, nuancent, affinent.
3. Les données personnelles et émotionnelles
C’est ici que votre posture prend tout son sens.
Un business ne se pilote pas sans tenir compte :
- du corps,
- du mental,
- du contexte de vie.
a) Signaux faibles observés en séance
Prenez l’habitude d’observer (et de noter) :
- soupirs, silences inhabituels,
- sourires furtifs ou crispés,
- exclamations spontanées,
- expressions récurrentes (“je dois”, “j’aimerais bien”, “je me sens coincé.e”…),
- micro-hésitations avant une décision.
C’est ici que vous décalez vos séances d’un cran.
Vous passez d’un coaching “logique” à un coaching sensible, mais piloté.
b) Données physiologiques simples
Posez régulièrement ces questions :
- Est-ce que tu dors bien ?
- Est-ce que tu manges à heures régulières ?
- Est-ce que tu bouges chaque semaine ?
- Te sens-tu reposé.e ou vidé.e entre les séances ?
Pas pour faire du coaching santé.
Mais parce que le corps est le premier terrain d’effondrement d’un business mal tenu.
c) Contexte personnel
Votre client :
- vient-il de traverser une rupture ?
- gère-t-il une charge familiale accrue ?
- déménage-t-il ?
- est-il en conflit avec un prestataire ou un client ?
Vous ne pouvez pas ignorer cette donnée.
Elle change la capacité de décision, de prise de risque, de projection.
d) Baromètres subjectifs
Intégrez un suivi léger mais puissant :
- Échelle de stress (de 1 à 10) : où te situes-tu cette semaine ?
- Baromètre d’énergie (de 1 à 10) : quel est ton niveau actuel ?
Suivis de façon hebdomadaire, ces chiffres parlent.
Ils vous aident à identifier des moments de bascule, à anticiper un blocage, à proposer une pause ou un recentrage.
4. Intégrer les données dans l’accompagnement
La donnée est utile si elle est analysée.
Vous devez :
- la faire parler en séance,
- l’exploiter pour cadrer les décisions,
- en faire un outil de responsabilisation du coaché.
C’est cette rigueur d’analyse qui renforce la qualité de vos accompagnements.
Vous sortez du flou, de la pseudo-intuition, du “ça avance mais je ne sais pas trop”.
5. Collecter sans alourdir : structurer sans noyer
Un bon système de données n’est ni un tableau Excel ni un dashboard digne d’un VC.
Ce qu’il vous faut :
- une base de pilotage claire (objectifs, indicateurs, traces des décisions),
- une visibilité sur les progrès et les zones de stagnation,
- un espace de discussion sur les signaux faibles,
- un rythme de mise à jour réaliste.
Un fichier mal rempli ne sert à rien.
Une fiche par client remplie avec constance change tout.
Structurer et centraliser vos données avec Yeldra
Yeldra vous permet :
- d’entrer les objectifs business dès la séance d’onboarding,
- de suivre les KPI mensuels (CA, ventes, prospects, trésorerie),
- d’enregistrer les signaux faibles et éléments personnels,
- de documenter la progression avec des données subjectives et objectives.
Un seul outil, une seule source de vérité, un seul espace pour décider ensemble.
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