
Introduction
Un prévisionnel de trésorerie fiable repose sur des données solides et réalistes.
En tant qu’indépendant, la trésorerie est votre oxygène : ce n’est pas seulement ce que vous gagnez qui compte, c’est quand et comment l’argent entre et sort. Un bon prévisionnel vous permet de piloter votre activité, d’anticiper les creux, et de prendre des décisions en confiance.
Ici, nous allons faire le tour de la question pour vous aider à établir un prévisionnel de trésorerie en freelance.
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1) L’argent qui doit rentrer : prévisionnel de ventes et d’encaissements
Votre trésorerie ne dépend pas uniquement des contrats signés, mais du moment où vous encaissez réellement l’argent.
- Construisez un calendrier d’encaissements : notez pour chaque client la date prévue de paiement (et ajustez en cas de retard).
- Anticipez les délais de règlement : en B2B, 30 à 45 jours après facturation est courant ; en B2C, c’est souvent immédiat.
- Intégrez vos objectifs de ventes : fixez des hypothèses réalistes en vous basant sur votre historique ou votre carnet de commandes.
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2) L’argent qui doit sortir : salaires, charges et frais professionnels
Votre prévisionnel doit couvrir tous les flux sortants, fixes ou variables :
- Votre rémunération (salaire ou prélèvements en tant que dirigeant)
- Charges sociales et fiscales liées à cette rémunération (varient selon le statut : auto-entrepreneur, SASU, EURL…)
- Frais professionnels : outils, abonnements, coworking, fournitures, déplacements
- Impôts (sur le revenu ou sur les sociétés)
- Assurances (mutuelle, prévoyance, RC pro)
Lecture utile : Calculer et simuler ses revenus d’indépendant
Note : Suivez les renouvellements d’outils !
Beaucoup de freelances oublient d’anticiper les factures annuelles (renouvellement d’hébergement web, licences logicielles, etc.).
Conseil : créez un onglet « échéances annuelles » dans votre tableau de trésorerie pour éviter les mauvaises surprises.
3) TVA : un flux qui ne vous appartient pas
Si vous êtes assujetti à la TVA, l’argent collecté ne vous appartient pas.
- Isolez-la immédiatement dans un compte bancaire dédié.
- Mensualisez vos versements si possible : cela évite de se retrouver avec un gros montant à payer tous les trimestres ou semestres.
- Tenez un suivi précis : chaque facture encaissée doit être associée à la TVA correspondante dans votre prévisionnel.
4) Construire et utiliser votre prévisionnel
- Outil : un simple tableur peut suffire si vous mettez à jour vos données chaque semaine. Certains outils comme Agicap ou Pennylane offrent une automatisation plus poussée.
- Structure : créez un onglet « Entrées » (ventes prévues et encaissées), un onglet « Sorties » (fixes et variables), et un solde cumulé mois par mois.
- Analyse : repérez les mois en creux et prévoyez des actions correctives (prospection, lancement d’offres flash, relances clients).
Conclusion
Un prévisionnel de trésorerie, ce n’est pas un tableau figé : c’est un tableau de bord vivant qui vous donne une vision claire des mois à venir.
En anticipant à la fois vos encaissements, vos charges, vos impôts et la TVA, vous évitez le stress des « fins de mois serrées » et vous sécurisez votre développement.




